A la pitoyable fête des morts succède immédiatement la triste fête des morts.
A la pitoyable fête des confiseurs succède immédiatement la triste fête des fleuristes.
Deux professions dont tout le monde se contrebranle mais qui une fois par an extorquent du fric à d'honnêtes gens (et aux riches aussi d'ailleurs), l'une pour soutenir le business de ses potes les dentistes, l'autre pour fourguer des fleurs à ceux qui ont oublié leurs proches décédés durant 364 jours afin qu'ils aillent honnorer la mémoire de ceux qu'ils oubliront aussitôt les macabres grilles du cimetière franchies en chemin inverse et ce à des fins de nettoyage de conscience.
Je suis allé dans un petit cimetière de campagne où mon père est enterré et lui ai apporté des fleurs qui ont couté la peau des fesses.
J'avoue ne pas toujours penser à feu mon père, il est parti quand j'avais 12 ans et sans me laisser de souvenirs mémorables...
Enfin toujours est-il qu'il est ennuyeux d'entretenir une mémoire alors que celle-ci aura définitivement fanée d'ici un siècle, tout comme la mienne, la votre, la leur... J'aime les entreprises portant des résultats à long terme, l'entretien de la mémoire n'en fait pas partie. Je n'entretiendrai pas vos mémoires sachez-le (je parle aux personnes qui me sont les plus proches), alors d'avance je vous demande de ne pas entretenir celle d'un type qui ne vous accorderait pas la réciproque. De toutes manières vous m'enterrerez donc vous en avez quoi à foutre que je refuse de garder votre souvenir vivant si je n'en aurai pas l'occasion? Je raconte n'importe quoi en fait non? Allez j'abrège, demain je retourne chez moi donc fini internet, bisous mes anges ;)